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mardi 27 décembre 2022

"Pic et Pat" : quand les frères Modiano inspiraient un feuilleton en BD

 

Première page du premier épisode de Nous partons faire le tour du monde, dans Elle.

Patrick Modiano le raconte lui-même dans un entretien accordé à Elle (22 décembre 2022, numéro 4018) : au milieu des années 1950, le magazine a publié un feuilleton en bande dessinée dont les deux personnages principaux, Pic et Pat, étaient en partie inspirés du futur écrivain et de son petit frère, Rudy

A l'origine de ce feuilleton, deux autres frères, Jacques et François Gall. A la fois journalistes et écrivains, ils travaillent notamment pour le quotidien France-Soir de Pierre Lazareff et pour le magazine Elle fondé par son épouse Hélène Lazareff. 

Ils sont également proches de la famille Modiano, et fréquentent leur appartement du quai Conti. "Je crois que l’un devait être amoureux de ma mère, il venait souvent à la maison, indique Patrick Modiano à Elle. Ma mère ne s’occupait pas tellement de nous, alors il nous emmenait avec mon frère. On les considérait un peu comme des parrains. À cet âge-là, on ne se pose pas beaucoup de questions." L'écrivain ne cite cependant aucun des deux frères Gall dans son autobiographie, Un pedigree

Un jour, un des deux frères Gall dit à Patrick Modiano, alors âgé d'une dizaine d'années : "On est en train d’écrire un texte, quelque chose autour de vous, une histoire où vous faites le tour du monde."

Ce texte, c'est celui de Nous partons faire le tour du monde, une bande dessinée en dix épisodes parue à partir du 19 mars1956. Les illustrations sont réalisées par Jacqueline Duhême, une ancienne apprentie de Matisse, compagne d’Éluard, collaboratrice et amie intime de Prévert, et elle aussi protégée d’Hélène Lazareff.

jeudi 21 octobre 2021

Quand Modiano devient un personnage de Christophe Jamin


Dans Passage de l’Union, Christophe Jamin fait du Prix Nobel de littérature un curieux personnage qui chamboule la vie d’un avocat parisien.
 
L’homme a une « allure peu commune ». Un très grand brun, mince, à la voix douce, qui hésite sur les mots, comme gêné d’avoir à vous parler. Puis il finit par se lancer, et vous jette à la figure des questions comme : « Votre client, François Yoanovitch… Ce nom ne vous dit rien ? Vraiment ? Et si je le transforme en Joanovici, cela ne vous dit toujours rien ? Ni celui de Monsieur Joseph ? »

Drôle d’animal que ce grand brun qui surgit sans prévenir dans la vie du narrateur de Passage de l’Union, un avocat parisien. Un soir, il semble faire le guet en bas de son domicile. Un autre jour, les deux hommes se toisent dans une librairie, « au rayon des rêves et des sciences occultes ». L’inconnu n’a visiblement qu’une envie : s’enfuir. Une troisième fois, l’avocat sur le point de plaider aperçoit le curieux personnage assis sur un banc, au fond de la salle d’audience. Lorsqu’il lui adresse la parole, ce spectateur inattendu en sait bien plus que lui sur son client, un meurtrier. A vrai dire, il paraît tout connaître des faits divers des dernières décennies, et des trafics en tous genres, surtout sous l’Occupation. Il se révèle même au courant des secrets de famille de l’avocat lui-même.

Christophe Jamin a bien été inscrit au barreau de Paris, avant d’enseigner durablement le droit civil. Pour son entrée en littérature, il signe une troublante fiction dans laquelle il joue son propre rôle, et dont tous les personnages semblent sortis d’un roman de Patrick Modiano. A commencer par Modiano lui-même, ce grand brun qui vient chambouler sa vie, et l’entraîne dans une autre époque. Soudain, on croise des uniformes vert-de-gris dans le métro, et l’ambigu Joseph Joanovici, le chiffonnier milliardaire, discutant ferraille dans un appartement parisien, à côté d’un cadavre.

Passage de l’Union confirme l’étonnante vitalité d’un genre littéraire insoupçonné : les romans dont Patrick Modiano est un personnage majeur. Il naît dès le milieu des années 1970, lorsque deux anciennes amies du tout jeune écrivain règlent leurs comptes avec lui dans des romans à clés : Myriam Anissimov avec Le Resquise (Denoël) en 1975, Betty Duhamel avec Gare Saint-Lazare (Gallimard), l’année suivante. Dans les deux cas, les portraits du jeune romancier au centre du récit ne sont guère flatteurs : certes charmants et bourrés de talents, « Antoine » comme « Nicolas » se révèlent fuyants, très maladroits avec les femmes, et capables de toutes les trahisons.

A l’époque, l’auteur de La Place de l’étoile (Gallimard, 1968) est à peu près le seul à pouvoir se reconnaître dans ces miroirs déformants. Depuis, le succès de Dora Bruder et Un Pedigree puis la consécration du Prix Nobel ont fait de Modiano un homme public, une figure atypique du monde des lettres, possible à peindre en clair-obscur comme à croquer en quelques traits : le grand homme, fasciné par l’Occupation, qui sillonne Paris et bute sur les mots. C’est ainsi que François-Henri Désérable l’imagine face à Romain Gary pour un extraordinaire numéro d’Apostrophes dans Un certain M. Piekielny (Gallimard, 2017). Il se trouve aussi au centre du Déjeuner des barricades, de Pauline Dreyfus (Grasset, 2017), récit de l’épique journée de mai 1968 durant laquelle le jeune prodige reçoit son premier prix littéraire dans un hôtel de luxe tandis que les étudiants jouent à la révolution.

D’une écriture élégante, malgré un léger surplus d’allusions à Modiano, Christophe Jamin avance avec brio dans cette veine. Pour les amateurs, le court Passage de l’Union peut être siroté comme un quinquina, un apéritif vieillot, délicat et un peu amer, à lire entre deux Modiano.

Passage de l’Union, Grasset, 135 pages, 14,90 euros.

dimanche 10 décembre 2017

Patrick Modiano, nouveau "contemporain capital"



Vous rappelez-vous ce numéro historique d’« Apostrophes » ? Ce vendredi soir de janvier 1980, Bernard Pivot présente à Romain Gary un jeune invité surprise : Patrick Modiano. Gary dit son plaisir de rencontrer le « Saint-John Perse du roman », dont il apprécie les livres. « Et Modiano, demande Pivot, vous êtes lecteur de Gary ? » L’auteur de Rue des Boutiques obscures (Prix Goncourt 1978) modianise : « Oui, bien sûr, quand on le lit on est un peu comme, on ne sait pas très bien, et puis après, disons que, surtout quand ça nous rappelle, non, parce que les livres, enfin, c’est une sorte de, et alors c’est un peu comme si, enfin, tout cela est, comment dire, bizarre. »

Savoureux tête-à-tête entre deux écrivains aujourd’hui considérés comme des monuments. François-Henri Désérable le rapporte avec précision dans Un certain M. Piekielny (Gallimard, 2017), son excellente enquête sur les traces de Gary et d’un de ses plus attachants personnages. Après sa parution, en août, plusieurs lecteurs lui ont confié combien cet « Apostrophes » avait laissé en eux un souvenir puissant. D’autres lui ont demandé où l’on pouvait visionner cette archive exceptionnelle. 

Déception : le face-à-face n’a jamais eu lieu. « Je n’en ai pas eu l’idée et c’est l’un de mes regrets les plus vifs. Une faute professionnelle ! », a reconnu Bernard Pivot, bon joueur, dans Le Journal du dimanche. Bonheur : cette émission de rêve, Désérable l’a créée de façon époustouflante, bien qu’il soit trop jeune pour avoir jamais suivi « Apostrophes » en direct.

En 1924, l’écrivain André Rouveyre avait hissé André Gide au rang de « contemporain capital ». Depuis, le titre a été attribué à bien des auteurs, dont André Malraux ou Georges Perec. Il pourrait à présent être appliqué avec justesse à Patrick Modiano, tant l’auteur de La Place de l’Etoile (Gallimard, 1968) est devenu une référence majeure pour les écrivains d’aujourd’hui. Un phénomène particulièrement net dans les livres sortis ces derniers mois.


Longtemps, Modiano a été considéré comme un auteur facile, un peu enfermé dans son obsession pour l’Occupation et les collabos. L’Université française le regardait de haut, et les premiers travaux solides sur son œuvre sont surtout venus de chercheurs anglo-saxons. La publication de Dora Bruder (Gallimard, 1997) et le retentissement de cette enquête sur une jeune fille inconnue assassinée à Auschwitz, puis le choc de son atypique autobiographie Un pedigree (Gallimard, 2005), ont changé la donne. Peu à peu, cet écrivain si à part a été pris au sérieux. Un mouvement consacré en 2014 par le prix Nobel de littérature.

Désormais, Modiano figure logiquement dans les ouvrages d’histoire littéraire, comme la monumentale biographie d’Emmanuel Berl dans laquelle Olivier Philipponnat et Patrick Lienhardt détaillent la relation entre le vieil historien apparenté à Proust et l’écrivain débutant qui vient l’interroger dans son appartement du Palais-Royal (Emmanuel Berl. Cavalier seul, Vuibert, « Biographie », 498 p., 27 €). Il est également évoqué dans la biographie de Frede, cette étonnante lesbienne qu'il a croisée alors qu'il était enfant, et dont il a fait un personnage marquant de Remise de peine. 

Mais Modiano est aussi choisi comme figure tutélaire par de nombreux auteurs partis sur les traces d’une silhouette difficile à saisir. Marie Van Goethem, le modèle de Degas, « était devenue ma Dora Bruder », écrit Camille Laurens dans La Petite Danseuse de quatorze ans (Stock). « La lecture de Patrick Modiano m’accompagnait, ses phrases sues par cœur », ajoute-t-elle. Marie Charrel cite également Dora Bruder en exergue de sa très belle enquête sur la peintre Yo Laur (Je suis ici pour vaincre la nuit, Fleuve). 

François-Henri Désérable ne dit pas autre chose : « Modiano fait partie de ces quelques écrivains qui figurent dans mon panthéon personnel, confie-t-il. Au départ, j’ai voulu faire avec Piekielny ce qu’il a fait avec Dora Bruder : sortir son nom de l’oubli. Dora Bruder est donc en quelque sorte l’hypotexte d’Un certain M. Piekielny. »

Sous la plume de Désérable et de quelques autres, Patrick Modiano devient à présent lui-même un personnage de roman, reconnaissable à son grand corps, ses promenades dans Paris, sa parole hésitante, ses silences. Dans Taba-Taba (Seuil), Patrick Deville dépeint son apparition soudaine rue de Rennes, comme une hallucination : « Il traversait la rue, vêtu d’un long manteau marron, si grand qu’une femme qui l’accompagnait semblait très petite à son côté. J’entendais ses souliers ferrés sur le trottoir.» 

Il se trouve aussi au centre du Déjeuner des barricades, de Pauline Dreyfus (Grasset, 234 p., 19 €), récit de l’épique journée de mai 1968 durant laquelle le jeune prodige reçoit son premier prix littéraire dans un hôtel de luxe paralysé par la grève générale. 


C’est encore lui que la dessinatrice Catherine Meurisse croque dans le recueil Franceinfo : 30 ans d’actualité (Futuropolis, 328 p., 29 €). Acclamé telle une star par une foule en liesse rassemblée sur les Champs-Elysées à l’occasion du Nobel, il balbutie : « Heu… Oui… Eh bien… C’est-à-dire que… »

L’étape suivante se dessine déjà. Grâce au Nobel, l’aura de Modiano a commencé à dépasser la France. José Carlos Llop, le « Modiano espagnol », parle longuement de « son vaste catalogue de pertes, disparitions et faux passeports » dans Reyes de Alejandría (Alfaguara). L’Australien Barry Jones lui consacre plusieurs pages de The Shock of Recognition (Allen & Unwin). Quant à la très littéraire chanteuse américaine Patti Smith, qui représentait Bob Dylan à Stockholm pour la remise du Nobel de ce dernier, en 2016, elle décrit dans Devotion (Yale University Press) un Modiano capable de traverser tout Paris à la recherche d’un escalier perdu. Modianesque à souhait.

Denis Cosnard

Une première version de cet article est parue sur le site du Monde le 25 octobre 2017.

mardi 29 août 2017

Modiano au cœur d'un roman de Pauline Dreyfus



En cette rentrée 2017 où il publie simultanément deux livres, Patrick Modiano se retrouve lui-même au cœur d'un roman, Le Déjeuner des barricades, de Pauline Dreyfus (Grasset, 234 p., 19 euros).


Le roman se déroule sur une seule journée, celle du mercredi 22 mai 1968, où, tandis que la France est paralysée par la grève générale, le tout jeune Patrick Modiano reçoit son premier prix littéraire, le prix Roger-Nimier, pour La Place de l'étoile

Pauline Dreyfus est notamment l'auteure d'un très bon livre sur Paul Morand, Immortel, enfin (Grasset, 2012).

Présentation par l'éditeur :
"Mai 68 : tous les cocktails ne sont pas Molotov. À quelques centaines de mètres de la Sorbonne où les étudiants font la révolution, l’hôtel Meurice est occupé par son personnel. Le plus fameux prix littéraire du printemps, le prix Roger-Nimier, pourra-t-il être remis à son lauréat, un romancier inconnu de vingt-deux ans ?
Sous la houlette altière et légèrement alcoolisée de la milliardaire Florence Gould, qui finance le prix, nous nous faufilons parmi les membres du jury, Paul Morand, Jacques Chardonne, Bernard Frank et tant d’autres célébrités de l’époque, comme Salvador Dalí et J. Paul Getty. Dans cette satire des vanités bien parisiennes passe le personnage émouvant d’un vieux notaire de province qui promène son ombre mélancolique entre le tintement des verres de champagne et les réclamations de « rendre le pouvoir à la base ». Une folle journée où le tragique se mêle à la frivolité. "




A lire : 
-"Le jour où Modiano a reçu le prix Roger-Nimier en plein mai 68", par Jérôme Garcin (Le Nouvel observateur)
-"Le déjeuner des barricades", un miracle littéraire en mai 1968, par Bernard Pivot (Le JDD)
-"Pauline Dreyfus : sous les pavés, la page", par Sabine Delanglade (Les Echos)

jeudi 15 juin 2017

Patrick Modiano en 200 tweets


Ce 14 juin, le jeune écrivain Clément Bénech, un passionné de Patrick Modiano, s'est livré à un exercice hors norme : raconter Modiano en 200 tweets. 

"La figure de Modiano a été si importante dans ma vie d'apprenti romancier que j'ai parcouru, ces dernières années, à peu près tout ce que l'on peut trouver de lisible à son sujet, raconte Clément Bénech. Je n'ai pas assez à en dire pour écrire un essai mais ce fil a été tout simplement l'occasion de faire mieux connaître ce très grand écrivain, par un médium nouveau." 

Le résultat, à la fois drôle, informé et émouvant, peut être lu intégralement ici, sur le site de bookwitty.

samedi 9 janvier 2016

Une nouvelle édition du Patrick Modiano d'Akane Kawakami

Akane Kawakami avait publié en 2000 un des premiers ouvrages complets sur Patrick Modiano en langue anglaise, intitulé A Self-Conscious Art : Patrick Modiano’s Postmodern Fictions (Liverpool University Press).

Une nouvelle édition de ce livre, enrichie de deux chapitres qui évoquent notamment le prix Nobel de littérature remis à Modiano, est parue en décembre 2015 chez le même éditeur.

Présentation par l'éditeur :

"Kawakami shows how by parodying precursors such as Proust or the nouveau romanciers, Modiano's narratives are built around a profound lack of faith in the ability of writing to retrieve the past through memory, and this failure is acknowledged in the discreet playfulness that characterises his novels. This welcome update on the work of one of the most successful modern French novelists will be essential reading for scholars working on contemporary French writing."

Plus d'informations sur le site de l'éditeur, Liverpool University Press

lundi 1 juin 2015

Une promenade Dora Bruder inaugurée à Paris

Anne Hidalgo et Patrick Modiano dévoilent la plaque "Promenade Dora Bruder" (photo Henri Garat/Mairie de Paris) 
Le nom de Dora Bruder est désormais inscrit dans la géographie parisienne. Lundi 1er juin, la maire de Paris Anne Hidalgo et Patrick Modiano ont inauguré dans le 18e arrondissement une promenade portant le nom de cette jeune fille, déportée à Auschwitz, que l'écrivain a sauvée de l'oubli dans son livre le plus poignant

C'était une fille du quartier, a rappelé Patrick Modiano dans son discours, en présence notamment d'une petite-cousine de Dora Bruder. « Ses parents se sont mariés à la mairie du 18e, elle est allée à l’école dont nous pouvons voir la façade, elle a fréquenté une autre école un peu plus haut sur la butte, elle a vécu avec ses parents rue Lamarck, boulevard Ornano », a souligné le romancier. Ses grands-parents habitaient « à quelques mètres de nous ».  

« Là où nous sommes, elle jouait avec un de ses cousins, et là aussi sans doute vers quinze ans elle donnait des rendez-vous, a ajouté Modiano de sa voix douce. Les soirs d’été où les jeunes gens restaient tard sous les platanes du terre-plein à prendre le frais sur les bancs, elle a écouté les airs de guitare de ceux qu’on appelait les Gitans et dont plusieurs familles vivaient ici, parmi lesquelles la famille du musicien Django Reinhardt. Pour Dora et pour les enfants du quartier, ce terre-plein était un terrain de jeux qu’ils appelaient le talus. »

L'avis de recherche de 1941 qui a déclenché l'enquête de Modiano
Aujourd’hui, « Dora Bruder devient un symbole, a aussi déclaré l'écrivain. Elle représente désormais dans la mémoire de la ville les milliers d’enfants et d’adolescents qui sont partis de France pour être assassinés à Auschwitz, celles et ceux dont Serge Klarsfeld, dans son livre  Memorial a rassemblé inlassablement les photos pour qu’on puisse connaître leurs visages. »

Anne Hidalgo a pris le relais, ajoutant une dimension plus politique à cette inauguration. "Dora Bruder était une jeune fille qui aimait ce quartier et elle a été arrachée à la vie par la barbarie simplement parce qu'elle était juive, a-t-elle affirmé. Paris réaffirmera ainsi son engagement à ne rien oublier de la barbarie passée et à ne rien concéder aux barbaries présentes et à venir, et rendra hommage à un écrivain qui a placé sa ville au cœur de son œuvre." 

La maire de Paris a aussi rappelé qu'en janvier 2015, soixante-dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, des juifs ont de nouveau été assassinés à Paris pour ce qu’ils étaient, lors de la tuerie de l’Hyper-Casher. 

"Se souvenir du passé, c'est être capable d'affronter et de répondre à celles et ceux qui font des amalgames, qui voudraient nous faire croire que tout cela est derrière nous, voire que cela n'a jamais existé",
a souligné Anne Hidalgo.


A lire sur le même sujet

-Paris immortalise Dora Bruder, par Mohammed Aissaoui (Le Figaro)
-Un nouveau discours fort de Patrick Modiano (Le Monde)
-Dora Bruder, une promenade contre l'oubli, par Denis Cosnard (Le Monde)
-Patrick Modiano : "Dora Bruder devient un symbole", par Susie Bourquin (Europe 1)
-Une promenade Dora Bruder à Paris (présentation sur le site de la mairie)

dimanche 31 mai 2015

Un livre sur Modiano en italien


Dans la foulée de l'attribution du prix Nobel de littérature 2014, les éditions Carocci viennent de publier un essai de 112 pages présentant Patrick Modiano au public italien.

Intitulé Leggere Modiano ("Lire Modiano"), il est signé par Elisabetta Sibilio, professeur de littérature française à l'Université de Cassino. Auteure d'essais sur la littérature, Elisabetta Sibilio a aussi traduit des textes d'écrivains comme Baudelaire, Flaubert, Maupassant, Kessel et Vercors.

Prix : 12 euros.

Présentation en italien :

Chi è Patrick Modiano? Scrittore “di culto” in Francia già dal suo premiatissimo esordio alla fine degli anni Sessanta, è portato prepotentemente alla ribalta internazionale dal premio Nobel. La sua opera, come la definisce lui stesso, è «una specie di autobiografia, ma un’autobiografia sognata o immaginaria» nella quale «spesso tornano gli stessi volti, gli stessi luoghi, le stesse frasi, come i motivi di una tappezzeria tessuta in un dormiveglia». Il libro presenta al pubblico italiano questo splendido «album in bianco e nero».
Table des matières 
Introduzione
1. Memoria e oblio
La memoria/Il passato/Autobiografia e/o autofiction/La Storia
2. La petite musique
Un solo libro/Il “tono Modiano”
3. Immagini: fotografie, ritratti, paesaggi
Fotografie/Ritratti/Parigi
4. Oltre il romanzo
Il cinema/Non solo canzonette/Per i lettori più giovani
5. La biblioteca di Modiano
Le letture/Titoli e personaggi/Modiano critico/Libri nei libri
6. «Iceberg perduti alla deriva nell’oceano»
Bibliografia
Indice analitico

samedi 16 mai 2015

Le Paris de Modiano, un essai de Béatrice Commengé


"Le Paris de Modiano", de Béatrice Commengé, est paru le 15 mai aux éditions Alexandrines, une petite maison parisienne spécialisée dans les livres sur les régions françaises vues par des écrivains. Celui-ci, lancé dans la foulée de l'attribution du prix Nobel à Modiano, inaugure une nouvelle collection sur "Le Paris des écrivains". 

"Le Paris de Modiano" compte 96 pages, pour un prix public de 7,90 euros.  

Ce qu'en dit l'éditeur   
"Modiano a fait de Paris sa ville intérieure. Un lieu onirique, une ville métaphysique, intemporelle, où les époques se superposent. Comment alors relier les sensations éprouvées par le petit garçon qui découvrait la ville à l'enchevêtrement de rues, de quartiers, d'hôtels, de cafés, de garages, de squares et de boulevards qui innervera pendant plus de quarante ans les romans de l'écrivain? 
Pour ce faire, Béatrice Commengé est parti de ce 15 quai de Conti, improbable point d'ancrage, que l'enfant quitte et retrouve au rythme des caprices de ses parents, et puis rayonner, de plus en plus loin, traverser la Seine, comme l'a fait l'adolescent livré à lui-même, avancer au hasard des carrefours jusqu'aux boulevards de ceinture, dans une ville de plus en plus énigmatique, arpenter les "plis sinueux" de la grande capitale."  

Quelques mots de l'auteur 
Béatrice Commengé
"Le Paris de Patrick Modiano se trouve dans chacun de ses romans, sans cesse composé, décomposé, recomposé. Un Paris intérieur, intime, rêvé à force d'être écrit (ou peut-être écrit à force d'être rêvé). Mais ce rêve, ce fut d'abord des pas, des milliers de pas dans les rues et dans les jardins, des heures d'attentes dans les cafés, les halls d'hôtels, sur des bancs, sous des réverbères, de longues heures d'observation..."

L'auteur

Béatrice Commengé, née à Alger en 1949, est écrivaine et traductrice. Ses intérêts l'ont souvent entraînée dans de lointains ou proches voyages sur les pas de quelques "noms magnifiques" comme Nietzsche, Henri Miller, R. M. Rilke et Anaïs Nin.


samedi 28 février 2015

Levallois célèbre Modiano les 7 et 8 mars


A l'occasion du 4ème Salon du roman historique, la ville de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) rend hommage les 7 et 8 mars à Patrick Modiano.

Deux rendez-vous sont prévus pour célébrer le Prix Nobel de littérature 2014 :

- Samedi 7 mars à 18h, projection du film Bon Voyage

Isabelle Adjani, Gérard Depardieu, Virginie Ledoyen, Yvan Attal… Un casting de rêve pour ce film de Jean-Paul  Rappeneau, co-écrit par Patrick Modiano, qui se déroule pendant les derniers jours de la IIIe République.

Film présenté par Denis Cosnard
(Auteur de Dans la peau de Patrick Modiano, Fayard)

Médiathèque Gustave Eiffel. Entrée libre dans la limite des places disponibles
-Dimanche 8 mars à 16h30, Daniel Mesguich lit Dora Bruder
Salle des Mariages. Présentation animée par Karine Papillaud

Pour connaître le programme détaillé de ces deux jours 

mercredi 18 février 2015

François Hollande décore Patrick Modiano à l'Elysée

François Hollande a salué le style "modianesque" mercredi 18 février lors de la cérémonie collective de remise de la Légion d'honneur aux promus du nouvel an dont les deux prix Nobel Patrick Modiano et Jean Tirole.

"Vous avez créé un univers, un style une musique qui a immédiatement conquis les lecteurs et ce sont eux qui ont fait que vous êtes l'un des rares écrivains à avoir donné naissance de votre vivant à un adjectif, modianesque", a-t-il dit en s'adressant au prix Nobel de la littérature Patrick Modiano, promu au grade d'officier de la Légion d'honneur.
 

Le président de la République a pris la peine de définir l'adjectif "modianesque". "On dit d'une situation qu'elle est modianesque lorsque la réalité se dérobe, quand le passé et le présent se mélangent, lorsque les mots deviennent incertains", a-t-il dit.

Mais il a également rendu hommage à un "auteur éminemment français" qui a "brisé le silence sur la collaboration" et "évoqué aussi la Shoah".

 
"Vous avez fait en sorte que ces tragédies du XXe siècle deviennent familières pour beaucoup de jeunes générations", a-t-il ajouté avant de conclure : "Vous êtes français parce que vous êtes universel et c'est ce que le prix Nobel a voulu signifier".


(AFP) 

    A lire aussi : En décorant Patrick Modiano de la Légion d'honneur, Hollande ironise sur "ceux qui n'ont pas connaissance de ses ouvrages" (Le Lab, Europe 1)

mercredi 28 janvier 2015

Patrick Modiano annonce la mort de sa mère

Luisa Colpeyn en 1958, photo dédicacée extraite d'un programme des tournées Baret

La comédienne Luisa Colpeyn, mère de Patrick Modiano, est morte le 26 janvier 2015. Son fils l'a annoncé dans un avis de décès publié dans Le Monde et Le Figaro datés du 29 janvier. 


Louisa Colpeyn avait 97 ans. Elle était née en février 1918 à Anvers, en Belgique, dans une famille de dockers, les Colpijn. 

Avant la guerre, alors qu’elle avait tout juste vingt ans, elle s'était fait remarquer par l’un des principaux cinéastes et producteurs flamands de l’époque, Jan Vanderheyden. Dans son studio d’Anvers, elle avait enchaîné cinq films. Patrick Modiano évoque cet épisode dans Livret de famille, ainsi que dans son autobiographie Un Pedigree.


Après des fiançailles rompues avec un jeune Bruxellois, elle avait quitté la Belgique pour la France, où elle était arrivée en juin 1942. À Paris, elle s’était installée dans une chambre au 15, quai Conti. Durant la guerre, elle avait travaillé à la Continental-Films, la plus importante société de production française de l’époque, installée sur les Champs-Élysées.

Quelques mois après son arrivée à Paris, un soir d’octobre 1942, elle avait fait la connaissance d’Albert Modiano chez une de ses amies.

Deux enfants sont nés de cette union : Patrick, en 1945, puis Rudy, en 1947. 

Après guerre, Louisa Colpijn devenue Colpeyn avait essentiellement joué des seconds rôles au théâtre, au cinéma (Rendez-vous de Juillet, par exemple) et à la télévision. On l’aperçoit ainsi dans Un Innocent, un épisode de la série Mme le juge, avec Simone Signoret, sur un scénario de… Patrick Modiano. 

                 A lire aussi : les films de Louisa Colpeyn

Luisa Colpeyn et Albert Modiano s'étaient séparés au début des années soixante, alors que Patrick Modiano avait une quinzaine d'années, et que son frère Rudy venait de mourir.

Patrick Modiano a dédicacé son roman La Ronde de nuit (1969) à sa mère. 

Au fil des années, le regard porté sur la figure maternelle dans l'oeuvre de l'écrivain est toutefois devenu plus dur. Dans Un Pedigree (2005), Modiano dépeint une mère froide et avide, une "jolie fille au cœur sec".  
Sous couvert de fiction, elle et son compagnon Jean Cau sont également la cible d'attaques tardives dans L'Horizon (2010) : Bosmans, le personnage central qui présente de nombreux points communs avec Modiano, y est harcelé par une mère à la langue gutturale, accompagnée d’un homme en noir cambré comme un torero qui rappelle nettement Jean Cau. 

                A lire aussi : le journaliste Jean-Noël Mirande raconte sa rencontre avec Louisa Colpeyn, il y a quelques années, dans un hôpital parisien
 

mardi 20 janvier 2015

Une promenade Dora-Bruder bientôt à Paris

Dora Bruder, entourée de ses parents
Dora Bruder, cette jeune fille juive dont Patrick Modiano a tenté de reconstituer l'histoire dans un de ses livres les plus poignants, aura bientôt une promenade à son nom à Paris. C'est ce qu'a annoncé la maire de la capitale, Anne Hidalgo, lundi 19 janvier, lors d'une soirée d'hommage public à l'écrivain au Théâtre de la Ville.

Après l'attribution du prix Nobel de littérature 2014 à Modiano, « j'ai relu un certain nombre de vos livres, a déclaré la maire s'adressant à l'auteur présent sur scène. Dora Bruder m'a énormément émue. J'ai décidé de donner ce nom à une rue de Paris, dans le 18e arrondissement ». C'est l'arrondissement, précisément, où vivait Dora Bruder. Elle habitait 41, boulevard Ornano, près de la porte de Clignancourt.

Le lieu a été choisi : il s'agit d'un terre-plein situé entre la rue Leibniz et la rue Belliard, dans ce quartier situé entre la porte de Clignancourt et celle de Saint-Ouen. La proposition de la maire sera soumise à la commission de dénomination qui se réunit le 5 février. 



En choisissant de donner le nom de Dora Bruder à un lieu de Paris, Anne Hidalgo rend évidemment hommage au lauréat du prix Nobel, dont l'œuvre est nourrie par cette ville, de La Place de l'Etoile (1968) à Paris tendresse (1990). Mais elle prolonge aussi le travail de Modiano et de Serge Klarsfeld, qui ont voulu arracher Dora Bruder et bien d'autres à l'oubli qui les menaçait. Entre un livre majeur et une promenade à son nom, Dora Bruder ne pourra pas disparaître de sitôt des mémoires. 

Durant cette soirée, la maire de Paris a également remis à Modiano la médaille de la Ville.


A lire aussi à propos de la soirée Modiano au théâtre de la Ville  :

- Paris célèbre Modiano, par Fabienne Darge (Le Monde)
- Bientôt une rue Dora-Bruder à Paris, par Mohammed Aissaoui (Le Figaro) 
- Avec Sami Frey et Catherine Deneuve, Paris rend hommage à Patrick Modiano, par Pierre-Yves Grenu (CultureBox)

samedi 27 décembre 2014

Soirée Modiano au théâtre de la Ville le 19 janvier


Le Théâtre de la Ville, place du Châtelet à Paris, annonce pour le lundi 19 janvier 2015 à 20h une rencontre autour de Patrick Modiano. "Une grande soirée consacrée au Nobel de littérature, dont l'oeuvre est imprégnée par l'histoire et la géographie de la capitale."  

Le titre retenu pour cette soirée est :  "Paris-Modiano : Aller simple".

En présence de l'écrivain, Catherine Deneuve et Sami Frey prêteront leurs voix pour des lectures commentées de Dora Bruder (1997), Dans le café de la jeunesse perdue (2007) et Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier (2014), publiés chez Gallimard.

La soirée est organisée par La Mairie de Paris, France Culture et le Théâtre de la Ville. 

Elle sera diffusée sur France Culture le 22 février à 21 heures. 

Entrée gratuite sur réservation 

jeudi 11 décembre 2014

Quelques mots de Modiano après la remise du Nobel

Modiano reçoit son prix des mains du roi de Suède, le 10 décembre 2014
Patrick Modiano a officiellement reçu son prix Nobel de littérature des mains du roi de Suède, mercredi 10 décembre à Stockholm, en même temps que les autres lauréats du Nobel, notamment l'économiste français Jean Tirole.

A la fin du banquet qui a suivi, Patrick Modiano a prononcé le discours de remerciement suivant :

"Vos Majestés
Vos Altesses Royales
Excellences;
Chers Lauréats;
Mesdames et Messieurs;

La cérémonie qui vient de se dérouler m'a profondément ému, et témoigne de la générosité et de la grâce avec laquelle vous m'avez reçu parmi vous.

Cela, je ne l'oublierai jamais.

Je n'oublierai jamais la gentillesse et la délicatesse des membres de l'Académie Suédoise que j'ai pu rencontrer.

J'ai l'impression qu'ils m'ont fait entrer, d'un coup de baguette magique, dans ce Panthéon où figurent beaucoup des héros de ma jeunesse, ceux qui m'ont donné l'envie d'être écrivain, et dont la lecture m'a aidé à vivre aux heures de solitude de l'adolescence.

Je voudrais que cette récompense, loin de m'étourdir, me donne plus de lucidité et d'humilité dans mon métier d'écrivain, et qu'elle m'inspire une vision plus juste des êtres et de la vie.

En ma qualité de vieux rêveur, je ne peux m'empêcher de penser à ces Suédois dont les destins romantiques ont été liés à la France, Axel de Fersen, August Strindberg, Raoul Nordling...

Je suis d'autant plus touché d'être honoré à Stockholm, cette ville que j'aime, et en Suède, ce pays auquel je suis attaché par l'esprit et par le coeur.

TACK SÅ MYCKET"

(Copyright © The Nobel Foundation 2014) 



Amusant : Patrick Modiano, jadis brocardé pour sa difficulté à s'exprimer à l'oral, est désormais cité en modèle pour tous ceux qui doivent prononcer des discours, comme le montre la courte vidéo ci-dessous. 
Laurent Philibert, "Directeur Pédagogique de Personnalité", y livre "les éléments clés de la réussite de cette prise de parole."

dimanche 7 décembre 2014

Nobel : le discours de Modiano à Stockholm

Patrick Modiano lors de son discours de Stockholm, le 7 décembre 2014
Patrick Modiano prononçant un discours ! Depuis l’annonce de l’attribution du prix Nobel de littérature à l’écrivain français, le 9 octobre, beaucoup se demandaient comment il viendrait à bout de cette épreuve imposée, lui qui peine tant à finir ses phrases.

A Stockholm, dimanche 7 décembre, le lauréat a brillamment relevé le défi. Les yeux rivés sur son pupitre, la voix emprunte d’émotion, il a lu dans les locaux de l’Académie suédoise un discours d’une quarantaine de minutes. Un grand moment de littérature, dans lequel il s’exprime sur l’écriture, la mémoire et l’oubli. L’essentiel à ses yeux. 


Ce texte, l’un de ses plus forts, à la fois très intime et d’une portée universelle, a été publié le 22 février 2015 dans la collection Blanche de Gallimard.

Pour lire l'intégralité du texte du discours





Les mots de Modiano à Stockholm


samedi 6 décembre 2014

La semaine Nobel de Patrick Modiano

Patrick Modiano à Stockholm, tenant la chaise qu'il vient de signer

La "semaine Nobel" de Patrick Modiano à Stockholm a débuté le samedi 6 décembre, avec une conférence de presse devant une trentaine de journalistes.

Morceaux choisis :

"L'imaginaire doit apporter du mystère à l'autobiographie" 


"La mémoire ne peut qu'être stimulée par ces phénomènes qui peuvent la détruire" (à propos d'Internet et des réseaux sociaux)

"C'est-à-dire que... au fond... parce que je suis né en 1945... enfin... le temps était interminable..."

"Bien que je sois vieux, on reste toujours prisonnier de ses sensations..."


 

Patrick Modiano a également inscrit quelques mots sur sa chaise, comme le veut la tradition : "Heureux d'être dans ma ville préférée, Stockholm, et dans la maison Nobel".

Le compte-rendu de la conférence de presse par l'AFP

 

Les autres temps forts de le semaine Nobel : 

- Le discours de Patrick Modiano à l'Académie suédoise

- La remise officielle des prix à l'ensemble des lauréats par le roi de Suède, suivie d'un banquet et d'un court discours de remerciement 

- La visite d'une bibliothèque publique de Rinkeby, un quartier défavorisé de Stockholm.




dimanche 30 novembre 2014

Dans la peau de Patrick Modiano réédité


A l'occasion du prix Nobel de littérature, les éditions Fayard rééditent Dans la peau de Patrick Modiano.

Pour connaître Modiano, "je recommande l’ouvrage du spécialiste français Denis Cosnard paru en France, Dans la peau de Patrick Modiano", a déclaré Per Wästberg, président du comité Nobel au sein de l'Académie suédoise, le jour de l'annonce de l'attribution du prix.

"Un livre original et passionnant, qui n'est ni une biographie ni une exégèse de l'oeuvre, mais une implacable radiographie en forme d'hommage." 

Jérôme Dupuis, L'Express. 

"Un livre précis, passionnant, parfaitement documenté qui, justement, fonctionne un peu comme ceux de Modiano. Denis Cosnard a mené l’enquête. Il nous raconte tout, dissèque, révèle sans jamais casser le rêve. C’est un livre plein d’admiration contenue, plein de tact, plein de renseignements." 

Philippe Lacoche, Le Courrier Picard.

Présentation du livre sur le site de Fayard 

samedi 29 novembre 2014

Une conférence sur Modiano le 6 décembre à Puteaux

Annie Demeyere, bibliothécaire et auteur d'un livre sur Modiano, donnera une conférence à la bibliothèque de Puteaux (Hauts-de-Seine) le 6 décembre prochain à 16h00, quelques jours avant la cérémonie de remise du Nobel à l'écrivain.
 

Son titre : "Patrick Modiano, le rêveur et l'arpenteur".

"C'est une conférence générale, grand public avec des anecdotes. Il y aura des images, des mini films, des citations", précise Annie Demeyere.

dimanche 2 novembre 2014

Deux numéros spéciaux Modiano après le Nobel



A la suite de l'attribution du prix Nobel de littérature 2014 à Patrick Modiano, Le Magazine littéraire et Lire ont chacun mis sous presse un numéro spécial. Ces deux numéros, très riches et bien illustrés, présentent à la fois l'écrivain et son oeuvre, à partir essentiellement d'articles d'archives.

Les deux magazines concurrents republient en particulier les entretiens que Patrick Modiano leur avait accordés à l'occasion de la parution de ses précédents romans. 

Le hors-série du Magazine littéraire comprend ainsi l'interview de Modiano recueillie par Jean Montalbetti en 1969.

Détail amusant : Pierre Assouline, l'un des journalistes qui connaît le mieux Modiano, signe des articles dans les deux revues. 


A lire en ligne : À Patrick Modiano, d’un lecteur reconnaissant, l'éditorial du Magazine littéraire par Maurice Szafran