vendredi 11 novembre 2011

Catherine Certitude, de Patrick Modiano et Jean-Jacques Sempé

L'édition Folio Junior
Album de Patrick Modiano (texte) et Jean-Jacques Sempé (illustrations).

Gallimard 1988, 62 p.
Première publication dans le magazine "Je bouquine" n°55, septembre 1988.
Republié en édition de poche Folio Junior, 96 p, 1990 puis 1998.

L’histoire :
Une danseuse française installée à New York, Catherine Certitude, se souvient de son enfance à Paris, rue d’Hauteville, dans le Xème arrondissement, entre une mère elle-même danseuse et un père qui négocie des « affaires commerciales » d’une légalité parfois douteuse. Trois ans après sa mère, Catherine Certitude et son père finissent par partir à leur tour la rejoindre à New York.

Au-delà des péripéties, ce court roman destiné aux « plus de 9 ans » raconte surtout la complicité entre une fille et son père, tandis que la mère est absente. Dans un monde dur, où Catherine doit se plier aux règles de la danse classique et son père aux lois des affaires, il arrive à l’un comme l’autre de retirer leurs lunettes pour voir le monde autrement, « plein de douceur, flou et sans aspérité ».

Ce roman qui baigne dans une atmosphère nostalgique renvoie par de nombreux éléments à la propre histoire de Patrick Modiano : une mère artiste, un père qui vit de combinaisons à la petite semaine sans que son enfant réussisse à saisir son métier exact… Comme celui de Modiano, le père de Catherine Certitude s’appelle Albert suivi d’un nom à consonnance étrangère, mais utilise ou a utilisé un pseudonyme.

Personnages : Albert Certitude, Catherine Certitude, Chevreau, Raymond Casterade, Galina Dismaïlova.


Première publication dans
le magazine "Je bouquine"

L'album original



2 commentaires:

  1. je trouve que ce livre est super chouette et j'aime bien la relation que catherine a avec son père...

    RépondreSupprimer
  2. Une histoire délicieuse, illustrée par Jean-Jacques Sempé. Fondamentalement, nous sommes toujours les mêmes, et même après plusieurs années il y aura toujours une Catherine qui marche avec son père à travers les rues de Paris. Nus sommes les mêmes . En Amérique Catherine est devenue une mère et sa fille, tout comme elle, porte les lunettes. Sortir les lunettes, signifie voir le monde tel qu'il est, exactement, nous ne pouvons plus rêver.

    RépondreSupprimer